JUSTE UN REVE Par Lady Ana Traduit de l'anglais par Laney Il était 9:00. “J’espère qu’elle va bien” pensa André. Il était assis dans le carrosse, à attendre qu’Oscar revienne du bal, à l’occasion duquel elle portait une belle robe. C’était la première fois que Oscar allait à un bal en tant que “femme”. “Je ne sais pas pourquoi elle le fait... En fait si, je le sais vraiment... elle croit qu’elle a une chance avec le Comte de Fersen, mais ce n’est pas le cas...” André restait là, pensif, en regardant la lune qui illuminait tout de sa lumière. “Cela aurait été mieux si le Comte n’était jamais revenu en France; tout serait allé pour le mieux s’il était retourné dans son pays. Si cela n’était pas à cause de son retour, Oscar ne serait pas allée au bal, en portant une robe, en essayant d’agir “comme une vraie femme noble”. Ce n’est pas la Oscar que je connais... ce n’est pas Oscar... ce n’est pas mon Oscar...” pensa André. Le vent soufflait doucement, pendant qu’André continuait de penser. “Mais, si cela n’était pas arrivé, peut-être que je n’aurais jamais eu la chance de la voir comme ça... si féminine... si élégante... si délicate... si belle... c’est bien plus que ce que j’avais toujours imaginé. Peut-être est-ce mieux ainsi, comme cela finalement, Oscar réalisera que Fersen n’est pas pour elle. Bien sûr, Oscar sera triste et elle souffrira, et moi je souffrirai en silence de la voir comme ça... mais, Oscar est une femme forte... elle ira bien... elle s’en remettra...” Le vent se mit à souffler plus fort. “Il commence à faire froid. Et elle devrait être revenue, pourquoi tarde-t-elle autant ? Est-ce que quelque chose lui est arrivé ? Je devrais aller voir comment elle va.” En se couvrant avec la cape pour éviter de se faire reconnaître, André quitta le carrosse et commença à marcher en direction du château. Il arriva aux jardins et regarda autour de lui. Il ne voyait pas Oscar. Il continua à marcher. Il se cacha derrière un arbre. Il regarda encore. Il n’y avait personne. “Attends”, pensa-t-il. A distance, il vit une personne près de la fontaine. André, caché derrière les arbres, se rapprocha. “Oui... c’est Oscar...” pensa-t-il. Il voyait son visage. “On dirait qu’elle pleure. Oh, j’abandonnerais tout si je pouvais la consoler dans mes bras et lui dire que je... je souffre aussi de la voir comme ça. Elle a l’air si triste... peut-être que ma présence la réconforterait. Il vaudrait mieux que j’aille à elle.” André allait sortir de sa cachette lorsqu’il vit quelqu’un arriver. “Qui cela peut-il être ?” pensait André pendant qu’il voyait la personne se rapprocher. “C’est... c’est... le Comte de Fersen!...#!*/?¡*&_$#* Oh non ! Qu’est-ce qu’il fait là ? Il s’approche d’Oscar. Zut ! Je peux seulement attendre ici, s’il me voit, il devinera que la femme est Oscar” pensa André. Oscar ne se rendait pas compte que quelqu’un s’approchait. -“Excusez-moi...” dit Fersen. Oscar se retourna et fut surprise de le voir. -“Est-ce que vous allez bien mademoiselle ?” demanda Fersen. Oscar acquiesça. -“Partez-vous maintenant?” demanda encore Fersen. Oscar acquiesca de nouveau. -“Puis-je vous escorter jusqu’à votre carrosse?” demanda Fersen. Oscar secoua la tête pour refuser et se retourna pour partir -“Attendez s’il vous plaît!” dit Fersen en prenant sa main, “Je vous supplie d’écouter ce que j’ai à vous dire avant que vous ne partiez.” Oscar était surprise, mais elle fit un signe, indiquant qu’elle attendait ce qu’il avait à dire. André pouvait entendre toute la conversation depuis l’endroit où il se tenait. “Que va-t-il dire?” se demandait André, “Ne se rend-il pas compte qu’il crée encore plus de souffrance et de douleur à Oscar... et à moi aussi?!” pensait André. -“Dans le château, je disais que vous ressembliez à une grande amie. Je voudrais vous en dire plus à propos d’elle. J’étais en haut d’une petite colline quand je l’ai vue pour la première fois, escortant le carrosse de la Princesse Marie Antoinette. J’ai été très impressionné par son élégance, même si je ne savais pas qu’elle était une femme. Après quelques années, je l’ai vue dans un bal masqué, elle escortait la princesse...” dit Fersen. “Pourquoi me dit-il tout cela? Je ne vois pas le but. Que va-t-il dire d’autre? Je veux m’en aller...” pensait Oscar, “mais je ne peux pas m’enfuir en courant une fois de plus... avec ces chaussures et sur ce sol, il est certain qu’il me rattrapera.” -“Cela m’a impressionné que malgré son apparence fragile, elle a un tempérament fort et têtu, une grande bravoure, de grands idéaux... un immense courage... une beauté magnifique. Quand je l’ai vue, elle m’a fait penser à un faucon, si majestueux et indépendant...” “Ce #!*?¡@*&%$... quand va-t-il finir son histoire?” pensa un André mortifié. -“Je dois avouer quelque chose. Je n’ai jamais dit cela à personne. C’était à une époque où je... je me sentais attiré par elle. Malgré son apparence froide, je pensais à elle, à son courage, à son habileté à l’épée, à la façon dont elle jouait du piano, à sa façon de rire... à sa douce apparence... et j’étais tellement fasciné que j’ai eu l’idée que... peut-être... peut-être qu’elle... peut-être qu’elle pensait à moi aussi. Que peut-être... peut-être elle ressentait quelque chose allant au-delà de la simple amitié pour moi” dit Fersen, qui fit une pause. Oscar était complètement surprise de cette révélation, et elle devenait de plus en plus nerveuse. “Je ressens une rare émotion qui m’enveloppe, mais... cela n’y change rien! J’ai pris une décision! Mais, alors... pourquoi ai-je un doute? Ma tête me dit ‘va-t’en immédiatement’... mais il y a une part de moi qui me dit de ‘rester et d’écouter’...” pensait Oscar. André était complètement stupéfait, et était de plus en plus angoissé. “Je ne peux pas croire ce que j’entends. C’est impossible! Cela ne peut pas, ce n’est pas possible que le Comte... que Fersen... Oh, mon Dieu, faites que ce ne soit pas vrai! Cela est impossible!” suppliait André. -“Mais, à cause de ses obligations envers la Garde Royale, je n’ai pas pu la voir souvent. Sa carrière militaire était tout pour elle. Je pensais ne pas avoir d’espace dans son monde, dans la voie qu’elle avait choisi. Et quand le destin l’a éloignée de moi, et m’a fait comprendre que mon ‘illusion” ne serait jamais réelle, le destin a fait venir quelqu’un d’autre... une autre femme si différente d’elle en apparence, mais fascinante en même temps; si tendre, si sincère dans ses sentiments, si noble, si belle... cela a fait disparaître petit à petit ‘l’illusion’ que j’avais, pour en faire apparaître une autre. Et je suis tombé amoureux de cette femme qui me rappelait un papillon, si mignon et délicat...” dit Fersen. Oscar atteignait ses limites, elle avait envie de pleurer. “Non... ce n’est pas possible! Est-ce que cela veut dire que... dans un sens... je... j’ai repoussé Fersen?! Ma décision d’agir comme un homme a-t-elle joué contre moi? Suis-je coupable du fait que Fersen m’a oubliée et qu’il est tombé amoureux de Marie Antoinette?! Suis-je responsable de ce que je vis maintenant?...” pensait Oscar, bouleversée. André, caché derrière l’arbre, atteignait ses limites également. Des larmes roulaient le long de ses joues à cause de l’angoisse qu’il ressentait. “Mon Dieu! Est-ce que cela veut dire que Fersen était amoureux d’Oscar depuis le début? C’est le destin qui l’a poussé dans les bras de la Reine? Alors...alors...Non!...Non!!...Non!!!...cela veut dire que...que...” pensait André. -“Même si j’aimais cette femme, j’ai dû partir pour l’oublier parce que nous n’avions pas d’avenir ensemble. Et si je suis ici de nouveau, après si longtemps, c’est pour cet amour qui appartient au passé. Maintenant ce n’est que de l’amitié, de l’affection, de la solidarité envers quelqu’un que j’apprécie beaucoup. L’amour d’hier est une bon souvenir et je dois regarder le présent, ainsi que le futur. Je n’ai jamais eu le courage de dire tout cela à mon amie, car je pensais qu’en le lui avouant, nous aurions perdu la grande amitié qui nous liait depuis si longtemps. Je pensais qu’il n’y avait aucune raison de lui avouer mes sentiments parce qu’elle me considérait comme un ‘ami’...” Fersen se rapprocha d’Oscar. Celle-ci rassembla toutes ses forces, et se retourna pour partir. “Bien, j’en ai assez entendu! Ça suffit! Si le destin a fait prendre à Fersen une autre route, il n’y a aucune raison de revenir en arrière! J’ai pris une décision et je dois m’y tenir! C’est tout ce qui m’importe!” pensait Oscar. Fersen la prit dans ses bras et la retourna doucement. Oscar n’osait pas regarder ses yeux, elle regarda donc le sol. -“ Mais si elle...! Si je savais qu’elle ressentait quelque chose pour moi...! Si je savais qu’elle ressentait plus que de l’amitié...! Si je pouvais être sûr qu’elle peut m’aimer...! Si le destin me donnait la grâce que mon illusion de jeunesse devienne réalité ; que je puisse trouver dans son amour tout le bonheur que j’ai toujours recherché...! Si cela était possible, alors...alors...je le lui dirais...!” disait Fersen. Le coeur d’Oscar se mit à battre avec excitation, tout son corps frémissait, tandis que des larmes apparaissaient dans ses yeux. “Et...et...maintenant?! Mon Dieu! Est-ce que cela signifie que... j’ai une nouvelle chance de changer la décision que j’ai prise il y a longtemps de cela? La lueur d’espoir, les sentiments que j’ai portés dans mon coeur depuis tout ce temps, finalement... finalement...pourraient se libérer?!...” pensait Oscar. -“Vous ressemblez tellement à mon amie, que je souhaite de tout mon être que vous et elle ne soyez qu’une...” dit Fersen. Fersen mit sa main sous le menton d’Oscar, releva sa tête avec une grande délicatesse et, tout en la regardant dans les yeux, il continua à parler. -“Nous avons vécu beaucoup de choses, nous avons partagé bien des moments, de conversations et de confidences. Et ce que je ressentais comme de l’affection pour vous au début, au fil du temps s’est renforcé et est devenu de l’amour. De l’amour pour vos yeux magnifiques, de l’amour pour votre peau douce, de l’amour pour vos cheveux blonds, de l’amour pour votre manière d’agir, de l’amour pour votre manière de penser, de l’amour pour le feu en vous, de l’amour pour votre passion...pour votre tendresse... pour votre beauté, enfermée dans votre âme et votre coeur...” Fersen fit une pause. André était totalement surpris d’entendre cela. “C’est ce que je ressens! Ce que j’ai toujours eu dans mon coeur! C’est...c’est ce que j’ai toujours souhaité lui dire!” pensa André, profondément triste. Mais après quelques secondes il s’énerva. “C’est impossible!” pensa André. Une flamme de colère dansait dans ses yeux pendant qu’il pleurait de souffrance. -“Moi, Hans Axel Von Fersen, je vous aime... Oscar François de Jarjayes” dit Fersen. Des larmes roulèrent le long des joues d’Oscar, elle était extrêmement surprise. “Merci Seigneur d’avoir laissé mon coeur se libérer! Merci de me donner une autre chance! Merci de me libérer de l’enfer dans lequel j’ai vécu si longtemps! Merci...merci”. C’était la seule chose à laquelle Oscar pensait. -“Fersen...je....” les mots avaient du mal à franchir les lèvres d’Oscar, “Je... je vous aime aussi” dit-elle, très excitée, surprise, des larmes plein les yeux, le coeur bondissant de joie et avec un joli sourire. Caché derrière l’arbre, un coeur tendre et noble pleurait d’amertume, de rage et de douleur. Ce coeur, à présent brisé en mille morceaux, n’arrivait toujours pas à croire que sa plus grande peur, son pire effroi, son pire cauchemar, était devenu réalité... “Non, non, non. Ce n’est pas vrai... Cela ne peut pas se passer!! Ce n’est pas possible! Oh, mon Dieu! Pourquoi me faites-vous souffrir de la sorte?! Pourquoi n’écoutez-vous pas mes prières? Pourquoi?!!” pensait un André plus désespéré que jamais. Les larmes de frustration et de souffrance continuaient de couler. “Non, Oscar...Oscar, tu ne peux pas...tu ne peux pas être avec lui!! Tu ne dois pas être avec lui!!! Je t’en prie, ne t’éloigne pas de moi!!! Ne me laisse pas comme ça!! Je ne peux vivre sans toi à mes côtés!! Mon Dieu, je ne peux le supporter!!! Oh, mon Dieu!!!” pensait André. André regarda encore et ce qu’il vit fit arrêter sa respiration; son coeur resterait brisé à tout jamais... Oscar et Fersen étaient enlacés, pendant qu’ils s’embrassaient avec une grande tendresse. Un vent léger et la lumière de la pleine lune les entouraient. André n’en pouvait plus, en fermant les yeux il hurla : “OSCAAAAAAAAAAR!!!!!... NON!!!!” A cet instant André ouvrit les yeux. À bout de souffle, une sueur froide lui collant à la peau, et les larmes aux yeux. Il était désorienté, et ne savait pas où il était. Il faisait nuit et il était assis dans le carrosse. -“Où sont-ils?!!” se demanda-t-il, surpris. “Où sont-ils?!” Il regarda autour de lui. Il voyait le château, il entendait la musique. Il regarda l’heure. 9:00. -“C’était...un rêve...juste un rêve...” André était soulagé. “Un rêve. Mais quel horrible rêve. Et qu’est-ce que je fais là? Ah! Je me souviens, j’attends qu’Oscar revienne du bal. Mais elle est en retard, il vaudrait mieux que j’aille la chercher. J’emmènerai la cape parce qu’il commence à faire froid” pensa André. Il arriva aux jardins. Il vit quelqu’un près de la fontaine. C’était Oscar. Elle pleurait. André allait la rejoindre quand il vit quelqu’un arriver. “Oh non! Mon Dieu!” pensait André, “mais si ce n’était qu’un rêve... Seigneur, je vous en prie... je vous en supplie, non! Non!” Oscar ne remarquait pas que quelqu’un s’approchait d’elle. -“Excusez-moi...” dit la voix. Oscar se retourna. Elle était surprise de voir quelqu’un. -“Est-ce que tout va bien, mademoiselle?” demanda la voix. Oscar acquiesça. -“Partez-vous maintenant?” demanda encore la voix. Oscar acquiesça de nouveau. -“Vous avez oublié ceci” dit le domestique en lui rendant son éventail. Oscar hocha la tête en signe de remerciement et retourna à son carrosse. André la vit et la couvrit à l’aide de la cape. -“Il fait froid” dit-il. Oscar le regarda, un léger sourire sur les lèvres. -“Merci. Rentrons chez nous, André” dit Oscar. -“Bien sûr...” dit André. André monta sur le carrosse et s’apprêta à conduire les chevaux. Il se sentait soulagé. “Merci Seigneur! C’était un rêve... juste un rêve...!” pensa-t-il avec un sourire. Fin. Note : eh bien, c’est le premier fanfic que j’ai écrit. Je pensais ne pas pouvoir le faire, mais je l’ai pris comme un challenge. C’était un peu difficile de trouver un argument mais après réflexion j’ai eu cette idée : “Quelle est la plus grande peur d’André?” Réponse : qu’Oscar tombe amoureuse de quelqu’un d’autre. Et la seule personne qui représente ce danger est Fersen, même s’il est amoureux de Marie Antoinette, mais j’ai joué un peu avec lui...hi, hi, hi. Excusez-moi pour la peur (quand mes soeurs ont lu ce fanfic, elles m’ont frappée au moment du baiser). Mes excuses à André *soupir * Désolée cher André, mais ton personnage est fantastique pour ce genre de fanfic. Ne t’inquiète pas, je promets une meilleure histoire dans un prochain fanfic :D